La Myothérapie

Qu’est ce que la Myothérapie?

Cette technique d’inhibition musculaire mise au point par le Docteur Jean Polak permet de traiter les atteintes musculaires post-traumatiques par le biais des chaînes musculaires.

Le traitement se base principalement sur l’historique traumatique retrouvé lors de l’anamnèse du patient. Cet historique va permettre au thérapeute de déterminer le début de chaîne musculaire à traiter: la nuque ou les chevilles. A ce moment, le traitement des muscles par inhibition peut débuter.

Mais qu’est ce que l’inhibition?

L’inhibition musculaire c’est en fait l’inverse d’un étirement, c’est placer le muscle en souffrance en position de raccourcissement. Grâce à l’utilisation de ce principe, la myothérapie est une technique sûre et totalement indolore puisque les manoeuvres s’effectuent dans les amplitudes physiologiques du patient. On ne va pas forcer une articulation et on ne va pas tirer sur les structures péri-articulaires (capsule articulaire, tendons, ligaments,…).

Comment se déroule une séance?

Le patient est couché sur le dos et le thérapeute met en raccourcissement certains muscles du corps (déterminés en fonction de l’anamnèse et de la palpation) afin de faire lever les contractures musculaires. Le patient doit simplement respirer d’une façon particulière lors du traitement du muscle.

Après le traitement, le patient doit absolument:

  1. Rester allongé durant 30 minutes.
  2. Ne pratiquer aucun sport ou activité physique durant les 3 jours suivants.

 

Comment fonctionne plus précisément la myothérapie?

Pour fonctionner, un muscle est innervé par 3 types de motoneurones :

  • Les motoneurones alpha innervent les fibres musculaires extrafusales qui permettent la contraction musculaire.
  • Les motoneurones gamma innervent les fibres musculaires intrafusales (appelées Fuseau Neuro-Musculaire) qui permettent d’ajuster la tension du FNM pour que sa partie centrale (Récepteur Annulo-Spiralé) conserve sa sensibilité à l’étirement.
  • Les motoneurones bêta innervent ces deux types de fibres.

Lorsqu’un muscle est étiré brusquement, il se contracte afin de se protéger ainsi que l’articulation qu’il traverse. L’intensité de la contraction permettant la récupération de la longueur initiale du muscle étiré est fonction de la vitesse et/ou de l’amplitude du mouvement.

C’est cette réaction que l’on appelle « réflexe myotatique« , qui se produit lors d’un choc ou un traumatisme. Pour la plupart des traumatismes, un étirement musculaire est induit provoquant la contraction réflexe de ce dernier pour protéger l’articulation.

La myothérapie s’explique par la régulation de la « Boucle Beta » qui auto-entretien le réflexe myotatique, responsable des contractures musculaires permanentes.

 

Lorsqu’un muscle est étiré brusquement, il induit l’étirement du Récepteur Annulo-Spiralé se situant au centre du Fuseau Neuro-Musculaire du muscle. Cet étirement du RAS stimule le Motoneurone Beta par l’intermédiaire de la fibre Ia. Etant donné que les fibres Beta commandent à la fois les fibres intrafusales et les fibres extrafusales du muscle, la stimulation du Motoneurone Beta engendre:

  1. La contraction des fibres musculaires extrafusales (Alpha) permettant la contraction du muscle pour protéger l’articulation (Réflexe myotatique décrit plus haut).
  2. La contraction des fibres musculaires intrafusales (Gamma) permettant au FNM de se tendre afin de pouvoir réagir correctement en cas d’un nouvel étirement.

Le problème de cette boucle Beta est que plus les parties contractiles périphériques seront stimulées et plus la partie centrale (RAS) sera étirée, engendrant au dessus d’un certain seuil de rapidité et/ou d’importance de l’étirement, un cercle vicieux.

Les parties contractiles périphériques vont fortement étirer la partie centrale (RAS), qui va envoyer des impulsions importantes aux Motoneurones Beta par les fibres Ia ce qui va re-stimuler les parties contractiles des FNM, qui ré-étirent la partie centrale (RAS), etc… Le cercle vicieux est créé, stimulant également les fibres extrafusales et donc crée une contracture.

 

Le seul moyen pour traiter cette contracture et faire stopper la boucle réflexe est de mettre le muscle en position de raccourcissement maximal permettant au Récepteur Annulo-Spiralé d’être lui même raccourci. Ce dernier n’étant plus étiré, il ne va plus stimuler les Motoneurones Beta et n’induit plus la stimulation des fibres extrafusales (qui engendraient la contracture) ni des fibres intrafusales (qui entretenaient cette contracture).

 

Il faut savoir également qu’il existe 2 types de fibres musculaires squelettiques:

  • Les fibres de types 1 (toniques) : elles sont capables de réaliser des contractions lentes et durables.
  • Les fibres de types 2 (dynamiques ou phasiques) : elles sont capables de réaliser des contractions rapides et brèves.

Seules les fibres musculaires de type 1 peuvent présenter des contractures car les fibres de types 2 possèdent des coupe-circuits (les cellules de Renshaw) qui empêchent une contraction prolongée.

La myothérapie s’intéresse principalement aux muscles possédant une majorité de fibres de type 1.

 

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter un site entièrement consacré à cette méthode:

www.brachy-myotherapie.com

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